Penser autrement le placement d’enfants et d’adolescents en institution

Penser autrement le placement d’enfants et d’adolescents en institution

Colloque le 7 mars 2019 à Lille (Halle aux sucres)

de 8h30 à 17h00

Croisement  des regards et réalités des adolescents, familles,  travailleurs médico-psycho-sociaux,  magistrats, médecins.

Cette journée se construit autour des besoins  spécifiques des personnes et services qui œuvrent dans les champs de la Protection de l’Enfance et dans le secteur psycho-médico-social. Les « jeunes en situations complexes » ont besoin de réponses construites dans les champs de la santé mentale, du handicap et du social. Rencontres qui forcent le croisement des regards des intervenants de ces différents champs. Ces mêmes intervenants ont eux aussi besoin de ces coopérations.

L’approche systémique s’efforce de déconstruire cette idée qu’il y aurait d’un côté  des patients, des personnes accompagnées et de l’autre des professionnels munis de référentiels. Comment « contenir » aux mieux  le placement des enfants et adolescents en institution ? Comment accueillir et mieux accompagner le placement pour qu’il n’engendre pas davantage de malaises ? Ce colloque n’a pas pour prétention de résoudre les  problématiques d’un nouveau placement, mais d’y apporter un nouveau regard.

EN PRÉSENCE DE  :

Professeur Philippe JEAMMET – Docteur Xavier POMMEREAU – Jacques PLUYMAEKERS – Luc FOUARGE – Leila ZAOUI – et avec les familles…

Renseignements et inscriptions :

Catherine Alfonsetti – tél. 06 31 75 84 27

alfonsetti@enssycofa-formations.com

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MODALITÉS D’INSCRIPTION :

Comment l’approche systémique améliore la relation d’aide en période de crise ?

Comment l’approche systémique améliore la relation d’aide en période de crise ?

En institution : dans la relation équipe pluridisciplinaire <—–> équipe dirigeante

Pour le thérapeute dans sa pratique professionnelle

30 Novembre 2017 – Lille

Les équipes pluridisciplinaires en institution sont souvent confrontées à l’augmentation des suivis de dossiers, au manque de personnel, aux restrictions budgétaires qui amènent souvent la diminution des échanges et des supervisions.

Paradoxalement, on leur demande de veiller et de se “former à la bien-traitance“ dans les relations avec les usagers, ce qu’il faut réaliser bien sûr. Ne faudrait-il pas tout autant s’interroger sur le “mieux-être“ des équipes et de leurs membres dans la mesure même où le seul outil de nos interventions psycho-sociales c’est nous-même, intervenant ou thérapeute. Il est en effet très difficile de penser le “mieux être“ de l’usager si l’on ne veille pas au mieux être des intervenants ou des thérapeutes, très souvent confrontés à des situations complexes qui réveillent chez eux des émotions parfois envahissantes. Celles-ci que Mony Elkaïm nommera “résonances“ surgissent toujours à l’intersection des systèmes en présence: système institutionnel, système familial client et vécu personnel de l’intervenant.

Si ces résonances sont travaillées, elles peuvent être une vraie ressource dans les interventions. Elles mettent en valeur les richesses et les compétences des uns et des autres, évitant par la même qu’elles ne contribuent à l’insu de l’intervenant à maintenir les symptômes. Ce positionnement ressort souvent des exigences managériales des responsables d’institutions qui, de plus en plus, sont tenus de mettre en priorité, l’aspect financier. Les responsables d’établissements peuvent  souligner à juste titre que les ressources financières dont elles disposent, ne leur permettent pas d’équilibrer l’offre des services avec les demandes exprimées par les équipes pluridisciplinaires.

Toutefois ces réalités ne peuvent être une justification clôturant le débat. Il s’agit en priorité de donner à nos résonances l‘importance qu’elles ont pour de meilleures relations quelque soient les réalités organisationnelles. L’intervenant comme le thérapeute aura intérêt à veiller à son “confort“ pour s’utiliser , pour percevoir son vécu comme un atout ouvrant au travail sur ses résonances.

Mettre ses émotions au service de la relation qui se crée avec les patients ou avec les personnes accompagnées, n’est pas toujours chose facile car nous sommes trop préoccupés de développer des stratégies préparées et encore trop souvent convaincus qu’il faut trouver une solution, voire l’imposer si nous sommes dans le champ institutionnel !

C’est dans cette esprit que l’approche systémique peut ouvrir des  possibilités permettant de dépasser les renvois stériles de responsabilité et/ou  de culpabilité, et ainsi favoriser  des engagements novateurs et créatifs.

Alors comment d’un point de vue systémique, l’institution dans sa globalité (équipe, responsable d’établissement), peut-elle dépasser le conflit de responsabilité, pour travailler sur des projets novateurs ?

Quelles sont les pratiques à  encourager et à développer ?

Du Désamour à la Résilience : Ouvrir le champ des possibles

Du Désamour à la Résilience : Ouvrir le champ des possibles

Dans les institutions, les familles et les couples

22 Novembre 2016

Les enfants comme les adolescents, retirés de leur milieu familial, se retrouvent le plus souvent dans une institution, pris en charge par une équipe médico-psycho-éducative, ou par une famille d’accueil. Pour ces professionnels du secteur médico- psycho-éducatif , thérapeutique, ces assistantes familiales, la dimension relationnelle de leur travail favorisera, et ce n’est que normal, un investissement affectif de l’enfant ou de l’adolescent accueilli. Engagés auprès de l’enfant, ces professionnels  se proposent de leur donner le meilleur, mais souvent dans la réalité du quotidien, et surtout dans le temps, le “désamour“ s’installe et s’amplifie.  L’enfant accueilli est alors pris dans la tourmente de  “la séparation“, “des séparations“, pudiquement appelées “réorientations“.

Cette période du désamour peut-elle être évitée ou mieux gérée pour en limiter les effets destructeurs ?

Une résilience est-elle possible dans de tels contextes ?

En effet, les réviviscences abandonniques engagent le désamour de l’autre qui se tisse au désamour ressenti : Ils me laissent, je ne les considère plus, et ne me considère plus digne d’être aimé. Que ce soit par l’intermédiaire d’une équipe pluridisciplinaire institutionnelle ou dans le champ du contexte familial traditionnel, il est crucial que se crée pour l’enfant, l’adolescent, un contexte sécurisant et valorisant de telle façon qu’il engendre suffisamment de confiance en lui pour éviter le désamour de lui même.

L’expérience montre qu’une relation caractérisée par le désamour implique une forme de désintérêt de soi, l’art de se défigurer, une illusion négative de ce qu’est le monde. “Pourtant, rien n’est écrit d’avance, rien n’est définitif dans ce qui fait lien“.

« l’humain ne peut vivre et se développer que si un autre met son empreinte sur lui »

Boris Cyrulnik

Qu’en est-il également du désamour et de résilience dans la relation des couples et des familles ?

Comment les professionnels de la relation d’aide que ce soit dans la prise en charge institutionnelle ou dans un cadre thérapeutique peuvent-ils maîtriser les effets du désamour et activer les possibilités de résilience ? Comment associer, cette dimension : “du désamour à la résilience“, dans ces différents accompagnements, pour qu’il puisse y avoir des perspectives de résilience, permettant d’ouvrir la aussi des champs du possible ? Alors, les questions cruciales sur les enjeux relationnelles du désamour et de la résilience peuvent se formuler : L’enfant, l’adolescent pris dans la tourmente de la séparation, des séparations, pourra t-il éviter le désamour de soi dans ce qu’il y a de plus destructeur et trouver un contexte de résilience ? Face à un contexte de désamour, la résilience dépendra de la réponse que pourra se co-construire l’enfant ou l’adolescent avec l’environnement ouvrant plus ou moins le champ des possibles. Rien n’est-il écrit d’avance ? Rien n’est-il définitif ? Mais… Est-il possible de se séparer de cet autre que l’on a (trop) aimé ? Si oui à quel prix ? Comment s’y prendre sans s’effondrer et ne trouver de solution que dans le conflit, la lutte infernale, le combat sans fin ? Les enfants et les adolescents se retrouvent parfois témoins ou acteurs de la séparation des parents. Se ranger d’un côté, choisir son camp, c’est trahir un des deux parents. Ce double mouvement, a-t-il comme prix le désamour de soi pour l’enfant ou l’adolescent ? Un couple quand il se sépare peut engendrer des modes pervers d’utilisation du langage et peuvent être utilisés afin d’aveugler, rendre confus , voire stigmatiser aux yeux des autres , son ou sa partenaire. Comment les enfants témoins de ce drame conjugal peuvent-ils en être affectés ? Quelle position pour l’intervenant ?

Jean Van HEMELRIJCK – La malséparation (1ère partie)

La malséparation (2ème partie)

Docteur Robert NEUBURGER – Paroles Perverses et Séparation

Leila ZAOUI
Le Désamour – De la Maltraitance à la Résilience (1ère partie)

Le Désamour – De la Maltraitance à la Résilience (2ème partie)

Professeur Philippe JEAMMET – Du Désamour à la Résilience, ouvrir les champs des possibles

Ados et mutation sociétale

Ados et mutation sociétale

Colloque le 26 avril 2016 Le lien familial, l’éducation spécialisée, l’accompagnement psychothérapeutique, sont aujourd’hui confrontés à une révolution qui, depuis quelques années, exerce une influence décisive sur l’ensemble de ces pratiques. Cette révolution relève de l’actuelle mutation sociétale indûment appelée « crise » par les politiques et les médias. Comme toutes les mutations, celle-ci se double d’un refaçonnement de l’économie psychique et relationnelle des enfants et adolescents que nous appelons « les mutants ». Les comportements des enfants et des adolescents d’aujourd’hui ne répondent plus à nos modèles éducatifs et psychothérapeutiques, qui se montrent de plus en plus insuffisants, voire contreproductifs. De fait, nous sommes tentés d’interpréter les moindres de leurs comportements en termes de déviances qu’il nous faudrait corriger, là où souvent il ne s’agit que de l’expression de la nouvelle normalité, sous-tendus par des valeurs nouvelles sur lesquelles nous pouvons très utilement nous appuyer dans notre action éducative et psychothérapeutique. L’expérience montre que dès que parents et éducateurs disposent des éléments de compréhension nécessaires, des problèmes éducatifs et relationnels d’apparence insolubles trouvent le plus souvent, et en peu de temps, des solutions favorables pour l’ensemble des protagonistes. L’enjeu, aujourd’hui, est celui d’une co-construction des valeurs nouvelles et des critères éthiques. Alors, posons-nous les vraies questions pour mieux vivre et travailler avec eux : Pourquoi les questions de l’autorité et de hiérarchie, face à cette nouvelle génération d’enfants et d’adolescents, provoquent-elles les plus grandes inquiétudes dans la prise en charge éducative, thérapeutique et parentale ? Pourquoi le rapport à la culpabilité des ados d’aujourd’hui est très différente de celle des adultes ? En quoi est-elle de moins en moins un processus organisateur dans leur rapports aux autres ? Pourquoi la notion d’interdit reste t-elle liée à l’idée de transgression ? pour eux aujourd’hui  » tout est possible par principe »… Pourquoi le rapport entre besoin et désir devant une exigence, une attente, les enfants et adolescents en mutation sont-ils dans le besoin immédiat ? En quoi deviennent-ils de plus en plus intolérants à la frustration? Pourquoi pour beaucoup d’adolescents en mutation, la sexualité est-elle devenue une source de jouissance directe désacralisée et défantasmée ? En quoi a-t-elle évoluer en un mode de consommation banale et précoce? En quoi le rapport à soi et à l’autre est-il vécu sur un mode de plus en plus désaffectivé ? Ce colloque vous aidera à la compréhension des enfants et adolescents en mutation afin de dédramatiser les situations de conflit et de renouer le contact et le dialogue avec eux.

1ère partie : Eduquer nos enfants dans le présent contexte de mutation sociétale

2ème partie : Eduquer nos enfants dans le présent contexte de mutation sociétale

Docteur Serge TISSERON – Les enfants au cœur de la révolution numérique

Laurent MUNOZ – 1ère partie : Adolescence, errance et santé mentale

Laurent MUNOZ – 2ème partie : Adolescence, errance et santé mentale

Professeur Philippe JEAMMET
Quand passe-t-on de l’évolution à la mutation? Ne pas confondre le fond et la forme