Expériences de confinement et déconfinement

Expériences de confinement et déconfinement

Comment ne pas devenir la machine ?

« Le sens à être éducateur réside dans l’aptitude non pas à faire fonctionner des organisations dans leur devenir machine mais à œuvrer au quotidien à faire advenir le singulier sous l’universel. » [1]

« Le machinement est un néologisme qui vient signifier la façon dont un ensemble d’éléments constitutifs de l’environnement d’une personne ou d’une institution viennent déposséder celle-ci du sens à être » [2]

[1] Philippe Gaberan – Oser le verbe aimer en éducation spécialisée – ERES 2019, p 27

[2] Idem p 45

Comment conserver le lien humain en période de confinement ?

…. Le besoin de la machine se mesure par des évaluations, la mesure du rendement, la chasse aux pertes de temps. Le gain de productivité dans les secteurs de médico-sociaux prennent place dans des logiques gestionnaires mesurées par des logiciels. Aux besoins de l’humain, de demande d’aides et de soins se substituent les besoins de la machine. Dans ces zones de l’activité d’accompagnement et de soin, le « care » s’efface au profit du « cure » mesuré, calibré, pondéré.

Comment les familles ont-elles profité du confinement pour trouver leur propre mode de fonctionnement ?

Le temps des professionnels s’est ralenti, parfois arrêté. Celui des familles s’est déroulé sans nous, ou à distance régulée, mesurée et parfois même interdite. La distanciation sociale a-t-on dit. Il nous appartient de re-conjuguer ces temps. Familles et services ont « bidouillé, bricolé ». Des trouvailles furent heureuses. Il ne faudrait pas qu’en déconfinement les professionnels relèguent cette créativité dans un passé antérieur du seul fait qu’elle n’entre pas dans les référentiels de nos institutions.

Et voilà qu’au délaissement parental on aurait ajouté le délaissement par les travailleurs sociaux et thérapeutes et peut-être même par les reconductions des rencontres en équipe un délaissement des travailleurs sociaux.

Comment sont perçues les actions d'éducation par les jeunes confinés en institution ?

Durant les mois de confinement, dans les collectifs d’enfants, dans les hospitalisations, les professionnels ont évoqué un apaisement des jeunes confinés dans le service. Parallèlement les cadres décrivent un surcroit d’investissement des soignants, des éducateurs. Les jeunes, les personnes confinées en collectif ont perçu cette expression plus forte du « care » dans le travail des soignants. Une forme de compassion réciproque pourrait bien être la raison de cette manifestation du lien soignants/soignés, de ce surcroit d’humanité, fondations de soin.

Master Class du 08 octobre 2020

3 axes du soin en thérapie familiale systémique : Clinique-Ethique-Politique

Durant cette journée nous chercherons à comment résister, lors du déconfinement, à un retour en force du « machinement » auquel nous contribuons, sans doute, sans en prendre la mesure. D’autre part, la machine a engagé des experts en machine, qui a leur tour déconfinent. Des positions tellement différentes quand on s’attarde à la question du sens énoncée ci-dessus.

Nous évoquerons aussi ces familles protégées qui ont révélé des compétences durant le confinement et dont le succès interroge notre mission auprès d’elles. Ne s’en sortent-elles pas mieux sans nous ? En ce cas, comment les empêchions-nous d’exercer leur pouvoir d’agir ?

La démarche de consensus relative aux interventions de protection de l’enfance [1] ouvre des portes sur l’interinstitutionnalité et l’interdisciplinarité, le développement du pouvoir d’agir des familles. Plus de vingt recommandations concrètes, un bilan objectif et sévère.

[1] Démarche de consensus relative aux interventions de protection de l’enfance à domicile (Rapport IGAS)

Vos témoignages et vos questions

Vos témoignages du confinement / déconfinement

Cette journée fait partie de la formation longue en approche systémique et la thérapie familiale. Au cours de ce Master Class, nous questionnerons la place du thérapeute familial et du travailleur social dans ses missions.

Nous attendons vos témoignages et vos questions. Nous y répondrons pendant cette journée et nous publierons la synthèse des réponses dans les jours suivants.

Génogramme et objets flottants

Génogramme et objets flottants

– Dates : du 27 septembre au 1er octobre 2021 – 

Un outil créatif dans le travail social et dans la relation thérapeutique

Les objets flottants sont des outils thérapeutiques qui vont permettre de travailler sur le non-verbal, au niveau émotionnel. S’autoriser à aller au niveau émotionnel ouvre la porte de la créativité, l’imaginaire, l’aspect corporel également de la famille. Le professionnel part dans un voyage riche en émotions, en surprise. C’est ce voyage que je vous invite à venir découvrir.

CONTENU :

Connaissance théorique du génogramme, construction du génogramme en utilisant les symboles qui mettent en lumière les filiations transgénérationnelles.

Découverte et apprentissage des objets flottants suivants : le blason familial, le jeu de l’oie systémique, la sculpture, la chaise vide.

PÉDAGOGIE :

Une pédagogie interactive permettant aux personnes d’interroger leur pratique tout en respectant le rythme de chaque stagiaire.

Mise en situation, jeux de rôle.

Expérimentation des objets flottants cités.

Illustration avec des entretiens thérapeutiques, des situations concrètes vécues par le formateur.

PUBLIC :

Travailleurs sociaux, psychologues, thérapeutes, professionnels du secteur médico-psycho-social désireux de découvrir et d’expérimenter de nouveaux objets thérapeutiques.

INFOS :

Lieu : Marcq-en-Barœul et/ou Villeneuve d’Ascq
Formateur : Jérôme De Bucquois

Coût : Individuel 600 €
Convention institutionnelle (formation continue) 1100 €.
Formation intra 1150 €/jour.

Nombre de participants : 10 à 15 / session
Durée : 5 jours
Dates : du 27 septembre au 1er octobre 2021

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Intervention systémique à domicile

Intervention systémique à domicile

– Dates : du 05 au 07 octobre 2021 – 

L’intervention à domicile soulève beaucoup de questions tant du côté des personnes accompagnées que du côté des professionnels.

L’habitat, la maison de la famille n’est pas neutre, contrairement à l’institution qui accueille les enfants. L’intervenant, qu’il soit psychologue, thérapeute ou travailleur social, entre dans l’intimité d’une famille. Cette intimité est variable selon les familles et elle renvoie à un type de contact, d’attachement et de frontière entre l’extérieur et l’intérieur.

En protection de l’enfance, le contact et l’attachement sont, dans bien des cas, insécures et désorganisés.

CONTENU :

Comment proposer un cadre sécure qui permette à chacun de coconstruire une relation de travail non intrusive : “ comment susciter l’invitation à laisser entrer les professionnels ?“

Une pédagogie autour de la communication qui est au cœur des systèmes. La communication humaine qui favorise, de parler sur la relation : la méta-communication.

Comment entrer dans l’environnement de la “ bulle familiale“?

Quelle est la place du professionnel, et de quelle place parle-t-on ?

Comment rencontrer l’histoire familiale, avec ses mythes et ses rituels ?

Comment proposer “ de nouvelles lunettes“ à la famille, qui vont lui permettre de créer de nouveaux mythes avec une approche systémique ?

PÉDAGOGIE :

Approches théoriques systémiques
Mises en situation, jeux de rôles
Utilisations de témoignages de familles

PUBLIC :

Travailleurs sociaux, psychologues, thérapeutes, professionnels du secteur médi co-psycho-social désireux de découvrir un outil incontournable.

INFOS :

Lieu : Marcq-en-Barœul et/ou Villeneuve
Formateur : Catherine Alfonsetti et Gauselm Depasse

Coût : Individuel 400 €
Convention institutionnelle (formation continue) 800 €
Formation intra 1150 €/jour 

Nombre de participants :  10 à 15 / session
Durée : 3 jours
Dates : du 05 au 07 octobre 2021

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Sensibilisation à l’approche systémique

Sensibilisation à l’approche systémique

– Dates : du 21 au 24 juin 2021

Objectif : Comprendre l’approche systémique

Appréhender les fondements d’une méthodologie basée sur l’interaction entre membres du système.

Comprendre les fonctions du symptôme dans les enjeux interrelationnels, familiaux.

Sensibiliser les participants à l’importance d’un regard systémique dans les différents champs professionnels qu’ils pratiquent :

Individu, Famille, Couple, Réseau, Institution.

CONTENU :

Intégrer une famille dans une prise en charge institutionnelle. Comment utiliser l’approche systémique dans un travail social, dans la famille, dans l’institution ?

Connaître les principaux concepts systémiques pour :

• Conduire un entretien avec un individu ou un groupe familial.

• Percevoir la fonction du problème pour l’ensemble du système familial.

• Intégrer une famille à une prise en charge individuelle dans une institution/individu/ groupe familial.

Se familiariser avec les concepts de l’approche systémique, la notion de système et la théorie de la communication:

• La notion d’homéostasie

• Comment intervenir dans un système en situation de crise.

• La notion du patient désigné.

Évaluation de la fonction du symptôme.

Les secrets de familles, croyance et mythes familiaux.

Identifier les techniques d’interventions et de changements. Une introduction au vocabulaire systémique ainsi qu’une initiation aux différentes écoles systémiques sont proposées afin de mieux situer l’approche systémique dans les champs de l’intervention familiale et sociale.

PUBLIC CONCERNÉ :

Professionnels de la santé et des secteurs éducatifs, sociaux, engagés dans un travail familial ou une relation d’aide auprès des familles : éducateurs, assistants sociaux, médecins, infirmiers de secteurs psychiatriques, des psychologues et psychiatres d’établissement, aides médicaux-psychologiques.

Tous les professionnels des secteurs santé, social et éducatif qui souhaitent acquérir des connaissances sur les théories et méthodologies issues du modèle systémique pour acquérir une compétence à rencontrer les familles, collaborer avec elle et les accompagner dans leur évolution.

INFOS :

Lieu : Marcq-en-Barœul et/ou Villeneuve d’Ascq
Formateur : Gauselm Depasse

Coût : Individuel 600 €
Convention institutionnelle (formation continue) 1100€.
Formation intra 1150 €/jour.

Nombre de participants : 10 à 15 / session
Durée : 4 jours
Dates : du 21 au 24 juin 2021

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Violences conjugales

Violences conjugales

– Dates : du 30 novembre au 3 décembre 2021- 

Comprendre pour accompagner les victimes

Un décès tous les 2,5 jours…

La violence conjugales est un fléau social et un problème de santé publique.

Les victimes doivent être protégées et accompagnées de façon spécifique.

OBJECTIFS :

Mieux comprendre pour mieux accompagner les victimes de violences conjugales selon une approche psychologique, sociale et juridique des victimes, des enfants co-victimes et des auteurs. Donner aux professionnels et aux étudiants des outils de compréhension pour adapter une pratique à cette spécificité complexe. Connaître les ressources pour mettre en oeuvre un travail inter-partenariat et inter-disciplinaire.

PROGRAMME DÉTAILLÉ :

A) Connaissance du groupe et approche de la problématique

1 / Comprendre les attentes du public et leurs représentations sur les victimes de violences conjugales

– Point sur les attentes
– Photo langage
– Préjugés
– Chiffres

2 / Définition des violences et contexte sociétal

– Distinguo conflit/violence
– Notion d’emprise
– Coût économique des violences au sein du couple
– Un peu d’histoire

B) Analyse du clip « Anna »

1 / Décryptage du clip sur 3 questions par groupes

– Formes de violences ?
– Stratégies d’adaptation de la victime
– Stratégies de pouvoir, surveillance et contrôle de l’auteur (roue)

2 / Le statut de victime

– Le cycle de violence
– Pourquoi la victime reste-t-elle ?
– Les conséquences des violences conjugales

C) Un système global

1 / La prise en charge judiciaire, médicale et médico-légale

– La loi sur les violences conjugales
– Démarches JAF/JE/Parquet
– Procédures et expertise médico légal
– Justice et psychologie
– Preuves ?
– Sur-victimisation

2 / Les auteurs de violences conjugales

– Les 3 phases
– Le concept d’amour/maladie/conscience/responsabilité/culpabilité
– Les profils
– Le processus de changement (triangle, cycle)

D) Les enfants : co-victimes des violences conjugales

1 / Une configuration famliale spécifique

2 / Conjugalité et parentalité

3 / Les 7 statuts de l’enfant

4 / Impact des violences sur les enfants

– Physique
– Psychologique
– Social

5 / « Ebauche » sur accompagnement spécifique

E) L’accompagnement des victimes de violences conjugales

1 / La détection

2 / La relation d’aide spécialisée

3 / Les entretiens professionnels avec ce public

4 / Les associations spécialisés (France/Département) et la FNSF (écoute 3919)

5 / Posture professionnelle et triangle de Karpman

6 / Résonance et gestion des émotions

7 / La résilience

LES ATOUTS DE CETTE FORMATION :

Prendre conscience de la complexité du phénomène des violences conjugales selon une approche globale (homme/femme/enfant) et pluridisciplinaire (psychologique, sociale et juridique) afin d’adapter sa pratique à la détection, l’accompagnement et l’orientation des bénéficiaires.

METHODES ET MOYENS PEDAGOGIQUES:

– Alternance d’apports théoriques, pratiques et méthodologiques
– Photo-langage
– Analyse de situation
– Utilisation de supports vidéos : « parler pour renaître », « Anna », « Fred et marie», etc…
– Jeux de rôle
– Évaluation de type quizz

INFOS :

Lieu : Marcq-en-Barœul et /ou Villeneuve d’Ascq
Formateur : Julie Bodelot

Coût : Individuel 500 €
Convention institutionnelle (formation continue) 1000 €
Formation intra 1150 €/jour

Nombre de participants : 10 à 15 / session
Durée : 4 jours
Dates : du 30 novembre au 3 décembre 2021

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Si tu m’aides, ne m’aime pas ?

Si tu m’aides, ne m’aime pas ?

Le professionnel accompagne avec sa formation, ce qu’il a appris à faire, mais accompagne-t-il avec son cœur ?

Jusqu’où « Professionnaliser » une relation d’aide ?

Qu’en est-il de ce que nous engageons de soi, de l’autre côté de la relation ?

La posture de « la juste distance » à l’autre, celle qui nous permet une forme « d’empathie non engageante ».

Se protéger avant tout !!
Comment écouter nos émotions, nos différents sentiments, nos résonances ?
Comment viennent-ils interférer dans la relation ?
Comment la dimension de l’amour est-elle présente dans la relation d’aide en travail médico-social ?

Nous, les aidants, sommes-nous dotés de cette capacité à recevoir de l’amour de la part des personnes que nous accompagnons ?

Que fait-on de tout ce qui se passe en dehors du cadre défini, de tout ce qui échappe à la maîtrise, au contrôle ?

Aimer l’Autre pour l’entendre, pour le comprendre, pour le guider, serait-ce un préalable à la relation d’aide ?

Intervention de Vincent Cespedes (extraits)

Les photos du colloque

Le mot d'accueil de Catherine Alfonsetti

Bonjour à toutes et à tous,

Je suis heureuse de vous accueillir pour ce colloque « Si tu m’aides, ne m’aimes pas ? », qui est une première pour Enssycofa.

Une première, dans le sens où nous avons l’honneur d’avoir la présence des formateurs d’Enssycofa pour cet évènement.

Messieurs Jérôme De Bucquois, Gauselm Depasse, Luc Fouarge, et Wilfrid Magnier.

Madame Julie Bodelot, qui malheureusement est retenue ailleurs, toutefois, toutes ses pensées sont avec nous pour cette belle journée.

Une équipe, des formateurs avec de grandes compétences, des savoirêtre, et des savoir-faire qui sont fort appréciés par moi-même et aussi par les stagiaires, des différentes formations.

Avec beaucoup d’enthousiasme et de désir, nous souhaitons proposer des formations de qualité, des colloques créatifs, qui permettent la réflexion, et les échanges, sur des sujets qui nous animent tous.

Je souhaite également remercier mes amis qui se reconnaîtrons, j’en suis sûre, pour leur soutien, leur implication et leur patience incontestable à mon égard. 

Un grand merci à vous dans le public, de l’intérêt que vous portez à L’Institut Enssycofa, et je vous assure que toute l’équipe et les orateurs s’investissent fortement, pour que cette journée soit la plus intéressante, afin d’être une réussite. 

L’enjeu était risqué d’organiser ce colloque un mercredi, le jour des enfants.

Mais vous êtes là, et nous vous remercions pour votre présence.

Alors parlons d’amour maintenant…

Le sujet est né au dernier colloque du mois de mars : « Penser autrement le placement » …

Un colloque où des personnes accompagnées par des travailleurs sociaux, sont venues témoignées de la pertinence de faire autrement, différemment entre les aidants et les aidés …

De penser à partir de soi, de l’être humain avant de se vêtir du costume de l’être professionnel…

Une posture de l’écoute de soi-même, pour avoir la possibilité d’accompagner et de recevoir avec son cœur, ses émotions et ses résonances.

Comment offrir cette façon d’être, en étant dans la juste proximité, entre les personnes accompagnées et les professionnels, dans la relation d’aide en travail médico-social ?

Un vaste sujet, qui encore aujourd’hui, reste épineux dans le quotidien des professionnels, mais aussi lors de la formation : « On se souvient toutes et tous de cette phrase : « il faut garder ses distances avec les usagers !!! ». Cela peut nous paraître ancien et dépassé, et Pourtant …

Distance et usager, deux mots qui ne reflètent en aucun cas mon activité professionnelle…

Présence et personnes que j’accompagne, la sémantique des mots me parait plus juste, plus respectueuse. 

La dimension d’aimer l’autre pour l’entendre, pour le comprendre, pour le guider, serait-elle pas un préalable, une nécessité ou bien au contraire une idée impensable, innommable, décalée ?

Je sais, comment je suis, je sais ce que je peux faire, et surtout ce que je ne sais pas faire…

Mais ne suis-je pas en danger ?

Qu’en est-il de ce que nous engageons de soi de l’autre côté de la relation ?

Il était une fois, un petit enfant qui vit, une vie malmenée, brutalisée tout en recevant le l’amour de ses parents. Une existence tourmentée et tellement fidèle aux valeurs de la famille.

Ce jeune enfant devenu grand, devenu adulte, est un être impulsif, violent en quête d’affection de l’autre, et comment rencontrer cet autre, qui accepterait cette façon d’être, cette façon de vivre rythmée de violences …

Une personne à la recherche d’attention, d’amour, qui celle-ci a vécu la même situation de violences familiales, cherche un sauveur pour la sortir de cette existence empreinte de souffrance.

Et ils se sont rencontrés, aimés … Leur histoire est amoureuse, aimante, ces deux êtres sont à la recherche de l’amour et d’une vie meilleure …

De cet amour est né cinq beaux enfants, qui sont adorés de leurs parents.

Les histoires de vie du couple marquées de traumatismes qui rendent très vite leur nouvelle vie, sous le signe de la violence.

La séparation de la famille, par l’intermédiaire de l’incarcération de Monsieur, des placements des enfants, et d’une femme, d’une maman à la recherche d’espoir, pour retrouver sa famille.

Une famille sous le sceau du secret familial, où les travailleurs sociaux peinent à entrer en relation avec cette famille. Des travailleurs sociaux qui n’ont aucune place dans les différents accompagnements proposés. Des travailleurs sociaux, qui ont peur de cette violence familiale, qui créent des situations inacceptables.

Et arriva cet accompagnement de la dernière chance…

Un accompagnement qui se devait être différent pour penser à un changement de comportement, de posture des membres de cette famille.

L’authenticité, l’humilité, l’apprivoisement, la reconnaissance, et tant d’autres mots ont rythmé l’accompagnement de la famille avec sa temporalité.

Une expérience périlleuse, pour les professionnels et aussi pour la famille, qui n’ont aucune confiance aux travailleurs sociaux.

Ces éducatrices, référentes de la situation familiale s’aventurent à considérer cette violence comme des rituels de vie, les constructions du monde de ces êtres.

Tenter de composer avec l’existant, que de le nier et/ou de le juger. Proposer cet accompagnement en tentant de comprendre le comment de cette situation familiale, qui amènera vers le, comment faire autrement en mettant des mots sur l’histoire de chacun et de la famille.

Cette posture a pris beaucoup de temps, et d’investissement de tous. La rencontre s’est faite, le lien s’est timidement installé, la pertinence de la relation est devenue une évidence pour les parents et les enfants.

L’attachement aux uns et aux autres s’est réalisé, avec beaucoup de pudeur. Des sentiments aux uns et aux autres se sont verbalisés… L’accompagnement a pris un tournant tant pour la famille et pour les professionnelles.

Laisser ouvert le champ des possibles dans la relation, s’autoriser à être soi-même pour avoir un autre regard de la situation.

Voilà ce qui s’est passé dans cette relation, où chacun s’est mis au travail à partir de l’ici et maintenant.

Un accompagnement qui a pris fin trois années après le démarrage de celui-ci.

Une famille plus sereine, qui a cheminé sur son histoire pour appréhender la vie de façon différente.

Mais la violence prendra le dessus.

Cet enfant, cet homme, ce mari, devenu père sera « regagné » par le besoin d’être fidèle à son blason familial, celui que : « pour s’en sortir dans la vie, il ne faut pas se laisser faire, on ne se laisse pas emmerder par les autres… ».

Monsieur sera victime d’une dispute conflictuelle avec les voisins, une bagarre qui se termine très mal, teintée de violence.

Hospitalisé, le pronostic vital de Monsieur est engagé.

Madame préviendra notre service dès le lendemain, de la situation dramatique.

Le drame familial …

Nous vivons ensemble cette terrible douleur.  Nous, les professionnels nous devons faire face à la souffrance de la famille et aussi de la nôtre …

Nous proposons notre présence, notre soutien et notre aide auprès de madame et des enfants.

Pour cela, nous accompagnons Madame au quotidien, à l’hôpital, dans les démarches …

Très affectée, la situation est difficilement acceptable et douloureuse me concernant …

Dans cet accompagnement singulier, au sein de l’intimité de la famille, mon collègue qui est mon chef de service, avec beaucoup de bienveillance, me soutient et s’efforcera à me faire comprendre que je suis trop engagée émotionnellement : « Ce n’est pas ta famille, fais attention à toi … ».

Je dédie cette journée à Monsieur, Madame F et les enfants.

Les intervenants

Luc FOUARGE

Formateur à l’Institut ENSSYCOFA.

Ancien directeur du Centre d’Observation et Guidance de jeunes majeurs – Belgique).  Superviseur d’équipe et intervenant pour Guidance Familiale (guidancefamiliale.com).

Wilfrid MAGNIER

Formateur à l’Institut ENSSYCOFA.

Psychologue clinicien (D.E.S.S de psychologie clinique et pathologique – Université de Lille 3) – Psychanalyste. DU de psychothérapie systémique familiale (Lille 3). Formateur-Superviseur d’équipes.

Vincent CESPEDES

Philosophe, essayiste et compositeur.

Jérôme DE BUCQUOIS

Formateur à l’Institut ENSSYCOFA.

Psychologue clinicien, psychothérapeute familial (IEFSH). Membre de l’ABIPFS (Association belge pour l’Intervention et la Psychothérapie Familiale Systémique) et de l’ EFTA (European Family Therapy Association), superviseur, formateur. Chargé de cours Université Lille 3.

Gauselm DEPASSE

Formateur à l’Institut ENSSYCOFA.

Psychologue clinicien et psychothérapeute familial. Une expérience en psychiatrie adulte et adolescentaire.

Geneviève PLATTEAU

Thérapeute familiale, analytique individuelle et thérapeute du développement pour enfants.

Jessy CORMONT

Sociologue à P.H.A.R.E. pour l’Egalité (organisme d’intervention sociologique, d’action-recherche, de formation et d’éducation populaire).  Formateur dans le secteur du travail social et médico-social et de l’animation. Auteur de “Pour une politique publique d’égalité“.

Supervision d’équipe

Supervision d’équipe

Supervisions cliniques pour des groupes de 6 et 8 personnes.

L’objectif de chaque supervision étant de permettre à chaque professionnel du secteur médico-social d’exposer une situation dans laquelle il est en difficulté et ainsi d’explorer à l’aide du groupe et du superviseur les tâches aveugles pour arriver aux ressources et aux pistes de travail.

OBJECTIFS

L’objectif de chaque supervision étant de permettre à chaque professionnel d’exposer une situation dans laquelle il est en difficulté et ainsi d’explorer à l’aide du groupe et du superviseur les tâches aveugles pour arriver aux ressources et aux pistes de travail.
La supervision se déroule dans un cadre de confidentialité pour permettre à chaque participant d’oser une expression libre.

CONTENU

Chaque supervision est l’occasion d’exposer une ou deux situations professionnelles, où l’un des participant se retrouve en difficulté.
A travers des médias thérapeutiques (sculptures, jeux de rôles, métaphores, etc…), le superviseur pointe la difficulté émotionnelle et les résonances du participant tout en s’appuyant sur le groupe.

Des pistes de travail sont dégagées en fonction de ressources de chacun.

ATTENDUS

L’idée générale est de permettre d’évoluer en tant que professionnel et surmonter les difficultés personnelles qui empêchent de travailler dans certains contextes.

La supervision est aussi l’occasion d’articuler la théorie systémique avec la pratique.

INFOS :

Lieu : Marcq-en-Barœul ou en INTRA
Formateur : Gauselm Depasse, Jérôme De Bucquois, Luc Fouarge

Coût : Individuel 400 €
Convention institutionnelle (formation continue) 600 €
Formation INTRA sur devis

Nombre de participants : 6 à 8 / session

Durée : 10 interventions de deux heures, 1 fois par mois (vers 17h30).
Dates : calendrier bientôt disponible

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Ecosystémie du soutien à la famille, à la parentalité et à l’enfance

Ecosystémie du soutien à la famille, à la parentalité et à l’enfance

– Dates : 18 mars 2021

La Protection de l’Enfance voisine avec les secteurs du social et de la famille, de la santé mentale, de l’éducation, du handicap, de la justice, de la culture.

L’intervenant, le thérapeute systémique devra lire les demandes d’aide qui lui sont présentées dans tous ces liens.

CONTENU :

L’axe fondamental de l’analyse à laquelle il participe, comme toutes relations d’aide, devra s’appuyer sur les droits culturels qu’évoque la Convention de Fribourg. L’accès à l’information dans ces champs permet-il le développement du pouvoir d’agir des personnes qui s’adressent à nous ou, qui nous sont adressées ?

Reconnaître ces personnes en leur qualité d’expertes du vécu est une des clés de la mobilisation de ces personnes. Quelles postures professionnelles sont elles en mesure de soutenir et de développer cette expertise ?

Confronté à ces difficultés multiples, l’intervenant, le thérapeute doit être «équipé ».

Quelle culture professionnelle le permet-elle ?
Quelles modalités pour l’exercice d’une tiercité circulante ?
Quelles conditions pour augmenter la capacité contenante de l’intervenant ?

Les proches, les paires, l’environnement de ces familles seront ressources pour soutenir le changement nécessaire.
Quelle place donner au secteur associatif ? (Help self)

Ce travail s’inscrit dans le triptyque clinique-éthique-politique.

Comment communiquer, comment rencontrer les partenaires sans brider le potentiel des familles, en laissant faire par d’autres ce que peut être ils pourront faire mieux que nous ?

Comment entrer dans  une culture qui place le partenariat et le lien comme axe de développement de la citoyenneté ?

PUBLIC :

Professionnels du secteur social, médical, éducatif, sanitaire, judiciaire.

INFOS :

Lieu : Marcq-en-Barœul et/ou Villeneuve d’Ascq
Formateur : Luc Fouarge

Coût : Individuel 120 €
Convention institutionnelle (formation continue) 200 €
Formation intra 1150 €/jour

Nombre de participants : 10 à 15 / session
Durée : 1 journée
Dates : 18 mars 2021

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Conférence : Les violences conjugales dans le Douaisis, vers une nouvelle dynamique d’accompagnement

Conférence : Les violences conjugales dans le Douaisis, vers une nouvelle dynamique d’accompagnement

Le 29 avril 2019

Centre Hospitalier – Douai – Nord

ENSSYCOFA participe à une journée de conférence sous le haut-patronage de Marlène SCHIAPPA, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et la lutte contre les discriminations.

Inscription gratuite en ligne

www.billetweb.fr/journee-detude-les-violences-conjugales

pour plus de renseignements : 06.42.30.51.44

collectifmaestro@gmail.com

Téléchargez le programme

La journée Masterclass de L’Institut ENSSYCOFA est sous les projecteurs

La journée Masterclass de L’Institut ENSSYCOFA est sous les projecteurs

La compagnie des Bâtisseurs de Possibles est venue nous présenter son spectacle L’Effilochée :

« Dans un grenier, des fils de vie se croisent et s’entrecroisent, des relations se tissent, des objets s’en mêlent…  pour raconter l’histoire de Luna.

D’où elle vient, où elle va…  Luna, petite fille effilochée qui a bien du mal à grandir dans les tempêtes de la vie.  Un jour, une tempête plus forte que les autres l’emporte.  Luna atterrit dans un univers qui lui semble si différent…

Qui accueillera cette petite fille et son singulier bagage ? 

Luna, petite fille tourmentée va devoir trouver sa place dans ce monde qu’elle découvre ».

Ces histoires de vie, celles de Luna et de ses parents, qui les emmènent vers la séparation familiale, le placement de cette jeune enfant.

Une journée de rencontre, avec la participation des acteurs de la compagnie, des parents présents qui ont vécu le placement de leur enfant, des enfants, des travailleurs sociaux, des assistantes familiales, les étudiants et des formateurs d’ENSSYCOFA, qui regardent et écoutent attentivement l’histoire de Luna, qui résonne en eux.

Lors de cette journée, tous mettent en lumière ce qu’ils ressentent. Des émotions très différentes à partir de soi, de sa place…

Comment vivre cet événement si douloureux pour les familles qui ont besoin d’être accompagnées par les professionnels ?

Ces professionnels aux côtés de la famille, de leurs collègues qui ont cette mission de tisser d’autres fils, de nouveaux fils ou tout simplement de transformer les fils sombres de la famille avec de la couleur. « Faire Autrement Différemment » avec elle, à partir d’elle, afin d’aller vers le changement.

Une belle journée d’émotion, d’authenticité, d’échange qui a permis de mettre des mots sur cette situation si compliquée du placement.

Des familles en souffrance lors de cette période de vie, où on leur impose la présence de travailleurs sociaux : mais comment les familles peuvent accepter, consentir à ce travail, lorsque les travailleurs sociaux sont au cœur de la séparation familiale dans cette tempête de la vie ?

Dans la salle, les résonances se multiplient chez chacun.  Elles autorisent, à vivre l’instant présent pour amener les parents, les enfants, les professionnels vers de la pensée et de la réflexion commune.